Paris, été 2018

Mon histoire avec Lisa, ça a commencé comme ça :

Je la vois sortir de chez elle, toute pomponnée et habillée d’une robe à fleurs. Elle réagit vraiment comme une plante Lisa, mais attention pas une plante verte ! Non mais c’est vrai, dès qu’il pleut elle est toute triste et s’enferme chez elle mais dès qu’il fait beau elle revit et hypnotise.

Lisa…Ah elle est tellement belle Lisa, surtout quand elle décide qu’en été c’est « no make-up », ça fait apparaître ses taches de rousseur.

Je me demande bien où elle va comme ça. En vérité, je préfère quand il pleut et qu’elle se renferme ça me cause moins de soucis.

Je la regarde virevolter dans la rue mais comme à chaque fois cela ne dure pas assez longtemps. Elle finit par prendre le tournant et par disparaître de ma vue.

Ces quelques secondes sont à chaque fois très éprouvantes pour moi, j’ai l’impression que mon cœur fait un tour de montagnes russes. Je n’aime pas ça les manèges à sensations en plus !

Lisa ? Lisa revient ! Elle a déjà fini ? Je sais plus, mon cœur va exploser si je ne fais rien.

Ni une ni deux, je descends quatre à quatre mes escaliers, ouvre ma porte d’entrée et fonce sur le trottoir d’en face.

« Lisa !! »

Elle se retourne « Oui ? »

« Tu vas me prendre pour un fou Lisa, d’ailleurs je connais ton prénom alors que tu me l’avais jamais dit mais en fait j’ai entendu ton pote crier ton prénom la dernière fois. Bref… Je ne sais même pas par où commencer et je ne sais même pas pourquoi je viens de descendre mes escaliers comme un fou sans réfléchir. T’es belle Lisa, je ne te connais pas encore mais je suis sûr que tu seras comme je l’imagine. J’en ai marre que mon cœur fasse les montagnes russes et de savoir qu’à un moment je vais retrouver le sol et sortir du manège. Je veux apprendre à te connaître Lisa, t’inviter à boire un verre et te faire rire. Compter tes taches de rousseur et m’enchanter de tes yeux rieurs, … »

Je n’ai toujours pas fini ma tirade qu’elle m’agrippe le visage et m’embrasse.

Je suis déboussolé, décontenancé. J’ai changé de manège, je suis la machine à coup de poing des fêtes foraines et elle vient de faire le meilleur score de toute la vie de cette machine.

« Garde encore des belles choses à me dire Marco car t’es pas prêt de m’échapper ! »

« Marco, mais comment tu sais que je … »

« Moi aussi j’ai de bons yeux et je suis très observatrice ! »